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Milieux humides riverains

Voir les travaux du comité milieux humides et hydriques

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Approvisionnement en matière ligneuse

Voir les travaux du comité aménagement

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Composition végétale

Dans le cadre de la mise en place de l’aménagement écosystémique, l’enjeu de composition végétale fait référence à la diversité et à la proportion des espèces d’arbres présentes dans les forêts.
La composition végétale joue un rôle important dans le fonctionnement des écosystèmes autant à l’échelle des paysages que des peuplements. Le type de végétation influencera la disponibilité des ressources comme la lumière et les substrats (substance sur laquelle croît un organisme), la disponibilité de nourriture et d’habitats pour la faune, la température interne des peuplements, le cycle des nutriments et même les perturbations naturelles. En conséquence, les pratiques sylvicoles qui modifient la composition végétale des forêts peuvent influencer certaines espèces et certains processus écologiques qui s’y déroulent, et sont donc susceptibles d’avoir des répercussions sur le maintien de la biodiversité et la viabilité des écosystèmes. La permanence de ces modifications dans le paysage peut entraîner des pertes d’habitats et de productivité pour l’ensemble de l’écosystème.
Les modifications de composition végétale peuvent se manifester tant au niveau du type de couvert forestier (feuillu, mélangé ou résineux) que de l’essence (représentativité d’une espèce donnée).

Valeur : Changement de la composition végétale.

Objectif : Réduire les écarts de composition végétale entre la forêt actuelle et la forêt naturelle ;
Favoriser le caractère mixte et la composition en « feuillu noble » dans les sites ayant un tel potentiel.

Indicateurs : Voir la fiche

Cibles : Voir la fiche

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Connectivité des pôles de conservation

Plusieurs raisons incitent à prendre en considération l’organisation spatiale des forêts. D’une part, plusieurs organismes qui habitent la forêt se déplacent d’un écosystème à l’autre. D’autre part, plusieurs processus importants reconnaissent peu les frontières entre les écosystèmes (pollens, semences, eau, nutriments, etc.). L’utilisation de la perspective du paysage en aménagement forestier permet donc une meilleure analyse des effets cumulatifs de l’aménagement ainsi qu’une meilleure évaluation de la biodiversité.

Valeur : Connectivité entre les grands pôles de conservation.

Objectif : Assurer la connectivité entre les grands pôles de conservation.

Indicateurs : Pourcentage de grands pôles de conservation identifiés connectés.

Cibles : 100 %

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Développement et entretien intégrés de la voirie forestière

L’accès aux forêts du domaine de l’État a toujours eu une importance primordiale pour une multitude d’utilisateurs de la Gaspésie. La voirie forestière permet à la population de pratiquer différentes activités comme la chasse, la pêche, la villégiature, les randonnées et le travail. L’accès au territoire forestier sous aménagement est la clé qui permet d’atteindre les objectifs d’un aménagement intégré des ressources.
Le développement et l’entretien de la voirie forestière doivent donc se faire en intégrant les préoccupations des intervenants du milieu. Les activités d’aménagement forestier ne doivent pas détériorer les infrastructures routières ni entraver leur fonctionnement.

Valeur : Développement et entretien intégrés de la voirie forestière.

Objectif : Maintenir la qualité des infrastructures routières jusqu’à la fin du transport de bois.

Indicateurs : 

Cibles : 

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Effort d’aménagement

L’industrie de la sylviculture génère de nombreux emplois en région et permet d’impacter positivement la récolte et la transformation, notamment en favorisant l’augmentation de la qualité et des volumes de matière ligneuse produits.
Les investissements, pour être profitables, doivent être adéquatement planifiés, réalisés et menés à terme. La mise en oeuvre d’un gradient d’intensification de la sylviculture concourra au maintien d’un secteur forestier dynamique et producteur de richesse collective.

Valeur : Effort d’aménagement.

Objectif : Répartir les efforts sylvicoles à l’aide d’un gradient d’intensité de sylviculture afin d’accroître et consolider la production de matière ligneuse.

Indicateurs : Pourcentage du territoire forestier productif inscrit comme AIPL dans les PAFI dans le respect des balises d’implantation et pour lequel un scénario intensif est élaboré au PAFIT.

Cibles : 15 %

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Harmonisation des usages

Dans le cadre du nouveau régime forestier, l’une des orientations formulées dans la Stratégie d’aménagement durable des forêts (SADF) est d’« améliorer l’offre de produits et de services issus de la mise en valeur intégrée des ressources et des fonctions de la forêt ». Le premier objectif de cette orientation consiste à inclure dans les PAFI des activités favorisant le développement ainsi que la protection des ressources et des fonctions de la forêt. L’intégration d’objectifs locaux d’aménagement et de mesures d’harmonisation permet de concourir à l’atteinte de cet objectif.
C’est dans ce contexte que viennent s’insérer les suivis de cet indicateur, c’est-à-dire de s’assurer que les interventions planifiées et réalisées sont conformes aux mesures inscrites dans les ententes d’harmonisation convenues. Ces ententes peuvent être convenues au PAFIT ou au PAFIO.

Valeur : Harmonisation des usages.

Objectif : Intégrer dans les plans d’aménagement forestier intégrés, des activités favorisant le développement ainsi que la protection des ressources et des fonctions de la forêt et les réaliser.

Indicateurs : Taux de respect des mesures d’harmonisation convenues, y compris celles liées aux paysages.

Cibles : 100 %

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Sol forestier

Les sols sont le substrat de croissance des peuplements forestiers. Ils jouent également un rôle important dans le bon fonctionnement de plusieurs cycles de l’écosystème (eau, carbone, etc.). Les activités d’aménagement forestier sont susceptibles d’entraîner divers impacts sur ces sols, tels que la diminution de leur capacité productive à long terme ou la réduction de la superficie disponible pour la croissance des arbres.

Valeur : Maintien des fonctions écologiques des sols forestiers.

Objectif : Réduire les perturbations du sol qui nuisent au fonctionnement des écosystèmes et qui diminuent la productivité de la forêt à long terme ;
Protéger les sols en pentes de plus de 30 %.

Indicateurs : Voir la fiche

Cibles : Voir la fiche

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L'habitat du cerf de Virginie

Sous nos latitudes, les cerfs sont à la limite nordique de leur distribution et le taux de mortalité hivernale peut atteindre 40 % lors des hivers longs et neigeux. Dans ce contexte, la très grande majorité des cerfs de Virginie effectuent une migration automnale qui les mène vers une aire de confinement (ravage), où ils se concentrent à des densités élevées. Ce regroupement des cerfs en hiver est une stratégie comportementale qui leur permet d’affronter le climat hivernal. Dans les zones à plus fortes densités et où le climat est moins rigoureux, la préservation des aires de confinement contribue également au maintien de la qualité des milieux naturels, qui sont donc moins soumis aux impacts du cerf, ainsi qu’à réduire les problématiques de prédation.
Les cerfs sont très fidèles à leur ravage et y reviennent chaque année. C’est pourquoi il est important de s’assurer de maintenir la qualité de ces habitats. La qualité d’un ravage se mesure par sa composition en résineux matures (qui interceptent la neige et facilitent les déplacements des cerfs sous leurs cimes), la densité de la strate arbustive feuillue (nourriture du cerf) et le niveau d’entremêlement, à petite échelle, de ces deux variables (abri et nourriture).

Valeur : Mise en valeur de l’habitat du cerf de Virginie.

Objectif : Prendre en compte les besoins particuliers du cerf de Virginie lors de l’élaboration des plans d’aménagement forestier intégré

Indicateurs :

Cibles :

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Organisation spatiale des peuplements

L’enjeu de l’organisation spatiale des peuplements traite de l’agencement des différents peuplements forestiers dans le temps et dans l’espace. Dans la forêt naturelle, l’organisation spatiale des peuplements forestiers était modelée par le régime des perturbations naturelles avec ses variations en matière de superficies atteintes, de fréquence et de gravité. Les proportions relatives des types de perturbations décrites dans le Portrait forestier historique de la Gaspésie (Pinna et coll., 20091) indiquent que les incendies étaient moins prépondérants que les chablis et les épidémies et que les perturbations partielles participaient d’une façon importante à la complexité des peuplements. Somme toute, les perturbations récentes couvraient une faible proportion de la forêt préindustrielle qui était conséquemment dominée par des peuplements dominés par la forêt d’intérieur de très grande taille. En effet, une étude récente par Perrotte Caron et Bittencourt (20152) rapporte que, pour la période préindustrielle étudiée (1926-1927), les forêts d’intérieur (forêt de 12 m ou plus qui n’est pas soumise à l’effet de bordure) occupaient environ 75 % du territoire photo-interprété (variant de 65 % à 98 %) et que de 45 à 100 % des forêts d’intérieur couvraient plus de 1 000 ha. 

Valeur : Organisation spatiale des peuplements.

Objectif : Faire en sorte que la répartition spatiale des forêts aménagées s’apparente à celles qui existent dans la forêt naturelle.

Indicateurs et cibles : Voir la fiche, plus spécifiquement les tableaux 2 et 3

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Protection de la biodiversité dans un contexte d’intensification de la production ligneuse

En Gaspésie, comme dans toutes sociétés développées, on attend des forêts qu’elles fournissent un approvisionnement en matières ligneuses et en services écosystémiques, tout en préservant sa capacité à fournir un habitat de qualité pour la faune et la flore; son potentiel récréotouristique et ses valeurs culturelles et sociales. Les préoccupations économiques, sociales et écologiques sont difficilement conciliables à l’échelle du peuplement, mais peuvent l’être à plus grande échelle, notamment par l’adoption d’un zonage vocationnel. Cette approche, qui peut prendre plusieurs formes, est connue au Québec sous le nom de « triade » et consiste à aménager la forêt selon trois niveaux d’intensité d’aménagement : intensif, extensif et conservation. Son efficacité est basée sur l’augmentation de la qualité et de la quantité des aires en conservation, ce qui permet de conserver l’intégrité d’écosystèmes incompatibles avec l’aménagement forestier et qui sont en recul depuis l’exploitation industrielle des forêts (par exemple, les vieilles forêts), tout en maintenant une industrie forestière rentable et concurrentielle par l’implantation d’aires d’intensification de la production ligneuse (AIPL). En effet, les rendements plus élevés en matière de qualité et de quantité de la matière ligneuse obtenue dans les AIPL compensent pour les pertes attribuables à l’augmentation de la proportion du territoire où la récolte est interdite. Suivant cette approche, la région vise à établir des AIPL sur 15 % de son territoire public forestier. Parallèlement, la proportion de ce même territoire sous protection devrait passer de 8 % à 14,8 %, alors que le reste de la forêt sera exploitée de manière extensive. Ces proportions d’AIPL et d’aires protégées ont été fixées selon les recommandations des experts pour le contexte canadien (Messier et coll., 20031) et de manière à répondre à la stratégie d’aménagement durable des forêts du gouvernement du Québec. Notons finalement que l’utilisation des plantations et de la sylviculture intensive dans un objectif de protection de la biodiversité par la bonification des réseaux d’aires protégées est une solution largement adoptée partout autour du globe.

Valeur : Protection de la biodiversité dans un contexte d’intensification de la production ligneuse.

Objectif : Limiter les impacts de l’utilisation des essences exotiques et hybrides.
Limiter les impacts de l’intensification de la production ligneuse sur les habitats fauniques.

Indicateurs et cibles : consulter la fiche

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Protection des espèces menacées, vulnérables ou susceptibles de l’être

Certaines espèces nécessitent une attention particulière parce qu’elles ont des besoins si spécifiques que l’aménagement forestier ne peut y répondre que par des actions ciblées de protection ou de mise en valeur. C’est le cas notamment des espèces menacées, vulnérables ou susceptibles de l’être (EMVS).
La prise en compte de cet enjeu permet en quelque sorte d’affiner la stratégie écosystémique (filtre brut) et de mettre en place des modalités d’intervention précises (incluant la protection) pour le maintien de ces espèces (filtre fin).
Note : La protection de l’habitat du caribou des bois écotype montagnard (caribou de la Gaspésie) ne fait pas l’objet de la présente fiche même si cette espèce est menacée. L’enjeu du rétablissement du caribou de la Gaspésie est traité dans une fiche spécifique et un plan d’aménagement forestier propre à l’espèce est en application.

Valeur : Protection des espèces menacées, vulnérables ou susceptibles de l’être.

Objectif : Prendre en compte les exigences des espèces menacées, vulnérables ou susceptibles de l’être (EMVS) lors de l’élaboration des plans d’aménagement forestier intégré.

Indicateurs et cibles : Application des mesures de protection prévues pour les sites d’espèces menacées, vulnérables ou susceptibles de l’être connus et cartographiés.

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Protection des sites fauniques d'intérêt

Certaines espèces nécessitent une attention particulière parce qu’elles ont des besoins si spécifiques que l’aménagement forestier ne peut y répondre que par des actions ciblées de protection ou de mise en valeur. La préservation des sites fauniques d’intérêt (SFI) s’inscrit dans la Stratégie d’aménagement durable des forêts (SADF) au niveau du défi 2 : « Un aménagement forestier qui assure la durabilité des écosystèmes ».
Les sites fauniques d’intérêt sont des lieux circonscrits importants pour la faune au niveau régional et local, mais qui ne sont pas couverts par la réglementation actuelle. Cependant, ces sites nécessitent une reconnaissance et des modalités de protection particulières.

Valeur : Protection des sites fauniques d’intérêt.

Objectif : Prendre en compte les exigences particulières de certaines espèces lors de l’élaboration des plans d’aménagement forestier intégré.

Indicateurs et cibles : Application des mesures de protection prévues pour les sites fauniques d’intérêt connus et cartographiés.

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Qualité de l'habitat de la gélinotte huppée (petit gibier).

Dans le cadre du nouveau régime forestier, une des orientations formulées dans la Stratégie d’aménagement durable des forêts (SADF) vise à « maintenir des habitats adéquats pour les espèces nécessitant une attention particulière et pour celles qui sont sensibles à l’aménagement forestier ». Le premier objectif de cette orientation consiste à prendre en compte les exigences particulières de certaines espèces lors de l’élaboration des plans d’aménagement forestier intégré (PAFI).
Des études démontrent que la gélinotte huppée est une espèce sensible à certains travaux d’aménagement forestier. En effet, les travaux d’éclaircies précommerciales (EPC) auraient des impacts sur l’habitat d’élevage de cet oiseau. Trois variables pourraient expliquer l’effet des EPC sur l’habitat d’élevage des couvées : l’encombrement au sol, la diminution du nombre de tiges à l’hectare et l’évolution des peuplements mélangés en peuplement à tendance résineuse (effet à court et à long terme).

Valeur : Qualité de l’habitat de la gélinotte huppée (petit gibier)

Objectif : Prendre en compte les besoins particuliers de la gélinotte huppée lors de l’élaboration des plans d’aménagement forestier intégré

Indicateurs : 1. Pourcentage des superficies traitées (éclaircie précommerciale et nettoiement) avec modalité de mitigation faunique.

2. Pourcentage de la superficie des classes d’âge 10 et 30 ayant fait l’objet de traitement d’éducation (éclaircie précommerciale et nettoiement)

3. Pourcentage de la superficie des classes d’âges 10 et 30 ayant fait l’objet de traitement d’éducation (éclaircie précommerciale et nettoiement) dans les territoires fauniques structurés surfaciques (TFSS).

Cibles : 1. 100%

2. Moins de 70 % dans 60 % des COS d’une UTA.

3. Moins de 70 % à l’échelle des secteurs de suivis identifiés.

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Qualité de l'habitat de l’orignal

L’orignal est une espèce généraliste qui peut subvenir à ses besoins dans un large éventail de types de peuplements forestiers. Néanmoins, on reconnaît à l’orignal des préférences pour certains habitats présentant des caractéristiques optimales, sans toutefois que ces milieux lui soient indispensables.
Le caractère généraliste de l’orignal et sa capacité d’adaptation font en sorte que la considération de cet enjeu ne peut pas se justifier par le niveau élevé de sensibilité de l’espèce aux pratiques d’aménagement forestier qui ont cours en Gaspésie. La population d’orignaux de la Gaspésie présente d’ailleurs une densité parmi les plus élevées du Québec.
Cet état est possiblement relié aux modalités du plan de gestion de la population, à la qualité de son habitat et au fait que les prédateurs naturels seraient peu nombreux. L’importance socio-économique de l’orignal lui confère néanmoins le statut d’espèce vedette.
Des chasseurs de la Gaspésie, du Québec et même de l’extérieur de la province envahissent littéralement la forêt en période de chasse. À titre indicatif, 24 276 permis de chasse à l’orignal ont été vendus en 2015 dans la zone 1.
Ainsi, même si l’orignal n’est pas en situation préoccupante en Gaspésie, le maintien de composantes forestières favorables à l’espèce est jugé important. L’enjeu est abordé en fonction de trois aspects principaux, c’est-à-dire :
– La disponibilité de nourriture de qualité;
– La présence de couvert d’abri;
– L’entremêlement entre ces deux composantes de l’habitat.

Valeur : Qualité de l’habitat de l’orignal.

Objectif : Prendre en compte les besoins particuliers de l’orignal lors de l’élaboration des plans d’aménagement forestier intégré.

Indicateurs : 1. Pourcentage de peuplements d’alimentation.

2. Pourcentage de peuplements d’alimentation dans les territoires fauniques structurés surfaciques (TFSS).

Cibles : 1. Minimum 20 % dans 60 % des COS d’une UTA.

2. Minimum 20 % à l’échelle des secteurs de suivi identifiés dans les TFSS.

Consulter la fiche pour plus de mesures permettant de répondre à l’enjeu.

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Qualité de l'habitat du lynx du Canada

Le lynx du Canada est un mésoprédateur associé à la forêt boréale qui est particulièrement bien adapté aux environnements recevant d’importantes accumulations de neige. Dans l’Est de l’Amérique du Nord, la Gaspésie abrite la plus importante population de lynx située au sud du fleuve Saint-Laurent. Puisque le lynx peut migrer sur de longues distances, la population gaspésienne est fort probablement indispensable au maintien des populations des États-Unis, où l’espèce est inscrite sur la liste des espèces menacées.
Le lynx de la Gaspésie, dont le statut n’est pas jugé préoccupant, est recherché par les trappeurs pour la qualité et la valeur de sa peau. L’importance du lynx comme animal à fourrure, ainsi que sa valeur comme espèce parapluie des organismes associés aux forêts en régénération en font une espèce importante à considérer lors de la planification forestière.
Le lynx est un prédateur spécialisé du lièvre d’Amérique. En effet, lorsqu’abondant, le lièvre d’Amérique constitue jusqu’à 90% de sa diète. Lorsque ce dernier se fait plus rare, le lynx complète son alimentation avec des proies secondaires comme l’écureuil roux. La relation entre le lynx et le lièvre est si étroite, que le niveau d’abondance de ce dernier dicte, de pair avec les activités de prélèvement (piégeage), la vigueur des populations de lynx. Un habitat favorable au lynx est donc un habitat constitué en bonne partie par un environnement soutenant une importante densité de lièvre.

Valeur : Qualité de l’habitat du lynx du Canada.

Objectif : Prendre en compte les besoins particuliers du lynx lors de l’élaboration des plans d’aménagement forestier intégré.

Indicateurs et cibles : Consulter la fiche pour plus de précision.

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Qualité du milieu aquatique

Le milieu aquatique de la Gaspésie se caractérise principalement par la présence de plusieurs rivières à saumon et d’autres cours d’eau à écoulement torrentiel ainsi que par la faible superficie des lacs. La pêche sportive, notamment celle du saumon atlantique, contribue grandement à l’industrie du tourisme. Les rivières à saumon de la région bénéficient d’ailleurs d’une renommée qui dépasse les frontières.
En terme de condition d’habitat, l’eau présente une qualité qui s’avère excellente pour les salmonidés, tant dans les rivières à saumon que dans les lacs et autres cours d’eau. Néanmoins, les interventions menées en forêt peuvent affecter les composantes essentielles au maintien de la qualité du milieu aquatique si elles sont effectuées sans précaution. Un des effets les plus importants est la détérioration de l’habitat du poisson par la mise en circulation de sédiments dans les cours d’eau. Cette situation est principalement liée à l’implantation et à l’entretien du réseau routier.
Certaines activités forestières, combinées à l’effet de perturbation naturelle, peuvent modifier le régime d’écoulement des eaux. Par exemple, l’augmentation des débits de pointe peut provoquer l’érosion du lit et des berges des cours d’eau, ce qui implique des conséquences sur la faune aquatique et sur les infrastructures humaines. Certains auteurs mentionnent d’ailleurs qu’une hausse des débits de pleins bords pourrait avoir un impact sur les caractéristiques du lit d’un cours d’eau ce qui pourrait affecter l’écosystème aquatique.
De plus, il est reconnu que le réseau routier et les perturbations qui lui sont associées sont la principale cause anthropique d’érosion du sol dans les forêts aménagées. Lorsque l’érosion se produit sur le chemin, en bordure de celui-ci ou encore sur les berges ou dans le lit des cours d’eau, elle peut causer des apports de sédiments dans le réseau hydrographique.

Ceux-ci sont susceptibles d’entraîner une dégradation de l’habitat aquatique et d’affecter plus particulièrement les frayères, les populations d’invertébrés et la libre circulation des poissons. L’érosion peut également causer une détérioration des voies d’accès au territoire.
Le traitement de cet enjeu s’effectue sur quatre points principaux, c’est-à-dire :
– Le taux de déboisement maximal (incluant les perturbations naturelles) autorisé par sous-bassin versant;
– L’érosion causée par l’implantation et l’entretien du réseau routier;
– La protection des ruisseaux intermittents;
– La conformité avec les modalités du RADF.

Valeur : Qualité du milieu aquatique.

Objectif : Protéger les milieux aquatiques, riverains et humides en améliorant les interventions forestières et l’aménagement du réseau routier.

Indicateurs et cibles : Consulter la fiche pour plus de précision.

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Qualité visuelle des paysages

La qualité visuelle des paysages correspond à une des principales préoccupations exprimées par les intervenants siégeant aux tables de gestion intégrée des ressources et du territoire de la Gaspésie (TGIRT). Pour les gens qui fréquentent la forêt, le maintien de la qualité des paysages et de l’expérience qu’ils y vivent est un enjeu incontournable. La beauté des paysages est un important critère de satisfaction des personnes qui pratiquent des activités en milieu naturel. De plus, le maintien des fonctions récréotouristiques et de villégiature de la forêt est essentiel au développement de l’activité économique de la région.
Dans le cadre du nouveau régime forestier, l’une des orientations formulées dans la stratégie d’aménagement durable des forêts (SADF) vise à « Améliorer l’offre de produits et de services issus de la mise en valeur intégrée des ressources et des fonctions de la forêt ». Le quatrième objectif de cette orientation consiste à « assurer le maintien de la qualité visuelle des paysages en milieu forestier ».
C’est dans ce contexte que vient s’insérer la prise en compte de cet enjeu, c’est-à-dire de s’assurer que les interventions réalisées dans les paysages sensibles sont conformes au Guide régional sur le maintien de la qualité visuelle des paysages lors d’interventions forestières. De plus, dans le contexte de la dérogation à la coupe en mosaïque, l’indicateur 2 vise à ce que la grande majorité de la superficie de chaque COS soit sous l’influence d’un bloc de forêt résiduelle.

Valeur : Qualité visuelle des paysages.

Objectif : Assurer le maintien de la qualité visuelle des paysages en milieu forestier.

Indicateurs et cibles : Taux de respect des modalités prévues au Guide régional sur le maintien de la qualité visuelle des paysages lors d’interventions forestières. Cible : 100%

Ratio, exprimé en pourcentage, de la superficie de la forêt productive de moins de 7 m de hauteur du COS qui n’est pas sous l’influence d’un bloc de forêt résiduelle d’une superficie égale ou supérieure à 5 ha, considérant un rayon d’influence de 600 m et de 900 m, sur la superficie totale du COS. Cible : Moins de 20 % pour le rayon d’influence de 600 m; moins de 2 % pour le rayon d’influence de 900 m.

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Télécharger le Guide paysage

Raréfaction des vieilles forêts et surabondance des peuplements en régénération (structure d’âge des forêts)

La structure d’âge des forêts se définit comme étant la proportion relative des peuplements appartenant à différentes classes d’âge, mesurée sur un territoire assez vaste (centaines ou milliers de kilomètres carrés). En forêt naturelle, la structure d’âge des forêts est essentiellement déterminée par les régimes de perturbations naturelles propres à chaque région. Les régions où les perturbations graves sont fréquentes contiennent généralement une plus faible proportion de vieilles forêts et un plus grand nombre de forêts en régénération. Comme la proportion des différentes classes d’âge est une caractéristique importante des écosystèmes forestiers et qu’elle est susceptible d’influencer grandement la biodiversité et les processus environnementaux (ex. : cycle du carbone), il est important d’en tenir compte lors de l’élaboration d’une stratégie d’aménagement forestier.

Valeur : Raréfaction des vieilles forêts et surabondance des peuplements en régénération (structure d’âge des forêts).

Objectif : Faire en sorte que la structure d’âge des forêts aménagées s’apparente à celles qui existent dans la forêt naturelle.

Indicateurs et cibles : Consulter la fiche pour plus de précision.

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Réalisation des travaux sylvicoles sans récolte.

Lorsque les travaux sylvicoles sont concentrés dans des chantiers, il est plus facile d’assurer la coordination des équipes de travail et l’optimisation des déplacements. Ces éléments peuvent ultimement avoir un impact sur la productivité des travaux et donc sur le coût et la rentabilité des activités d’aménagement.
Par ailleurs, au fil des saisons d’opération, les entreprises sylvicoles et Rexforêt ont fait part de différents problèmes qui surviennent lors de la réalisation des travaux. Afin de favoriser la prise en compte de ces problèmes de façon plus rapide, le Ministère a mis en place un groupe d’échange technique sur les travaux sylvicoles. Ce groupe permet de maintenir un dialogue afin de trouver des solutions qui respectent à la fois la capacité des entreprises sur le plan opérationnel et l’atteinte des objectifs de la stratégie d’aménagement régionale.
De plus, un groupe de travail sur une approche collaborative sera mis en place afin d’évaluer de quelle façon celui-ci pourrait améliorer les processus régionaux de la planification des travaux sylvicoles non commerciaux.
Il convient de préciser les travaux de ces deux comités doivent respecter les orientations convenues avec les TGIRT.

Valeur : Réalisation des travaux sylvicoles sans récolte.

Objectif : Limiter l’impact de la dispersion des travaux sylvicoles.

Considérer des éléments de nature opérationnelle lors la planification des travaux sans récolte.

Indicateurs et cibles : Pourcentage de la superficie des chantiers ayant un minimum de 15 ha de travaux sylvicoles sans récolte. Cible : 95% par UA.

Autres mesures : mise en place d’un comité technique sur les travaux non-commerciaux.

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Régénération naturelle des peuplements

Il convient d’abord de mentionner que les espèces végétales ont des caractéristiques écologiques variées (mode de reproduction et de régénération, tolérance à l’ombre, taux de croissance, etc.). Alors que certaines espèces se régénèrent bien sur une litière de feuilles et sous leur propre couvert, d’autres nécessitent une perturbation qui expose le sol minéral et une ouverture du couvert. La régénération préétablie au moment de la coupe n’est donc pas nécessairement celle qui est souhaitée ou qui serait dominante à la suite d’une évolution naturelle du peuplement. Elle est plutôt celle qui a su bénéficier des conditions offertes au moment de l’intervention. Ainsi, on retient que pour un peuplement donné, l’application de différents scénarios sylvicoles (séquences d’interventions dans le temps), créant différentes conditions au sol et en regard de la disponibilité de la lumière, pourraient engendrer des peuplements de retour fort variés. Le défi du sylviculteur est de trouver le meilleur moyen (le meilleur scénario sylvicole) pour assurer le retour du peuplement souhaité.
Le peuplement souhaité est dicté par la stratégie d’aménagement écosystémique, qui adresse les enjeux écologiques, fauniques, économiques, etc. Parmi les enjeux écologiques qu’il importe de considérer, notons ici celui du changement de composition végétale. Pour pouvoir répondre à certains enjeux de composition, il est possible qu’une remise en production de certains secteurs soit faite afin de contrôler les espèces en expansion et d’augmenter la fréquence des espèces en recul ou en raréfaction. La régénération naturelle, lorsqu’elle est en essence « objectif », sera généralement favorisée par rapport à la régénération artificielle. Les cas de remise en production qui seront retenus nécessiteront, généralement, une préparation du terrain afin de disposer la station à un reboisement efficace (survie des plants reboisés) et au meilleur contrôle possible de la végétation compétitive. La préparation de terrain est une activité encadrée par des instructions de travail.

Comme mentionné précédemment, le travail du sylviculteur vise à prescrire les meilleures interventions pour répondre aux différents enjeux. Comme outil d’analyse, il se réfèrera :
– Aux guides sylvicoles, qui viennent proposer les meilleures options sylvicoles pour atteindre les objectifs (de composition, de couvert, de structure, etc.). Ils sont basés sur la connaissance et l’écologie des sites.
– Au gradient d’intensité de sylviculture, qui vient fixer les efforts de planification, d’exécution, de suivi et de contrôle ainsi que de protection en fonction de chaque catégorie du gradient : extensif, de base, intensif, élite, ligniculture. Les attentes et les efforts varieront donc selon la localisation du secteur d’intervention.
– Aux indicateurs et cibles retenus dans le cadre du processus VOIC et inscrits dans la stratégie d’aménagement du PAFIT et dans les instructions de mise en oeuvre.
– Au rendement économique (pour la société) des différentes options. À l’aide des résultats des analyses économiques, le sylviculteur est en mesure de considérer cet aspect dans le choix des interventions.
– Au budget disponible.
Ces orientations s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie d’aménagement durable des forêts (SADF).

Valeur : Régénération naturelle des peuplements.

Objectif : Effectuer des interventions sylvicoles bien adaptées à l’écologie des sites.

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Rétablissement du caribou montagnard de la Gaspésie

Le caribou montagnard de la Gaspésie est désigné comme population « menacée» en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (E-12.01). De même, il jouit de la reconnaissance légale d’un périmètre d’habitat, en vertu du Règlement sur les espèces fauniques menacées ou vulnérables et leurs habitats (E-12.01, r. 0.2.3) à l’intérieur duquel les besoins du caribou montagnard de la Gaspésie doivent être pris en considération lorsque des interventions forestières et minières ou du développement récréotouristique sont réalisés.
Une entente administrative confie aux directeurs régionaux du MFFP du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie le mandat de réaliser un plan d’aménagement forestier de l’aire du caribou montagnard de la Gaspésie. Ce plan identifie les activités d’aménagement forestier qui visent à protéger et à maintenir un habitat de qualité au caribou montagnard de la Gaspésie, tout en permettant un certain niveau de récolte. Au moment d’écrire ces lignes, la stratégie nationale sur le caribou forestier et montagnard est en élaboration et des mesures intérimaires de protection sont mises en place d’ici sa publication.
Note : L’enjeu de la connectivité (fragmentation) est traité dans une fiche spécifique.

Valeur : Rétablissement du caribou montagnard de la Gaspésie.

Objectif : S’assurer que la planification de l’aménagement forestier contribue au rétablissement des populations du caribou montagnard de la Gaspésie.

Indicateurs et cibles : Mise en œuvre des mesures intérimaires de protection du caribou montagnard de la Gaspésie c’est-à-dire :

• Ne pas autoriser de nouveaux secteurs d’interventions ni la construction de nouveaux chemins dans la zone d’habitat essentiel (ZHE);
• Respecter les orientations prévues au Plan d’aménagement 2013-2018.

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Télécharger le plan d’aménagement de l’aire de fréquentation du Caribou de la Gaspésie 2013-2018 

Structure interne des peuplements et bois mort

La structure interne des peuplements et le bois mort représentent deux attributs des forêts qui sont intimement liés. Toutefois, pour en faciliter la compréhension et la considération, ils seront traités simultanément dans la fiche ci-jointe.

Valeur : Structure interne des peuplements et bois mort.

Objectif : Réduire les écarts de structure interne entre la forêt actuelle et la forêt naturelle.

Indicateurs et cibles : Consulter la fiche pour plus de précision.

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Participation autochtone à la planification forestière

Consulter la fiche pour plus de précisions.

Valeur : Participation autochtone à la planification forestière.

Objectif : Prendre en compte les préoccupations micmaques lors de l’élaboration des plans d’aménagement forestier intégré.

Indicateurs et cibles : Consulter la fiche pour plus de précision.

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Les VOIC

Les VOIC (valeurs, objectifs, indicateurs, cibles) sont au coeur de la planification forestière. Les VOIC sont développés au niveau de la TGIRT et sont recommandés aux MFFP.

Les travaux de la TGIRT et des comités visent à documenter les VOIC et outiller les partenaires et les membres à répondre aux objectifs et établir des cibles et les rencontrer.

Télécharger toutes les fiches VOIC 2018-2023

Télécharger la présention sur la refonte des VOIC

Étapes pour la refonte des VOIC

Cadre de la refonte

  1. PAFIT pour l’automne 2022 / PAFIT 2023-2028
  2. Les modifications pouvant être intégrées en cours de route
  3. Calcul de possibilité forestière (2025)
  4. VOIC sans impact sur la possibilité pour le PAFIT 2028-2033

Proposition de lancer les comités suivants afin d’élaborer des propositions de modifications aux VOIC

  • Comité Voirie (date à prévoir)
  • Comité milieu humide et hydrique (date à prévoir + validation des membres)
  • Comité Aménagement (Appel d’intérêt + lancement du comité d’ici septembre)
  • Comité caribou (en attente suite aux conclusions de la commission)
  • Comité Changement climatique (après la TGIRT de septembre)
  • Comité TBE (Fin de l’automne début de l’hiver)

 

Proposition de présenter 2-3 VOIC/TGIRT Commune afin d’établir un plan de match

  • TGIRT de Septembre 2022 : Changement climatique ; Connectivité des pôles de conservation ; traiter les clarifications mineures, de suppression (regénération naturel des peuplements par exemple) et modifications mineures de nature administrative pour PAFIT 2023-2028
  • TGIRT de novembre 2022 : Présentation du PAFIT 2023-2028 ; IQH Orignaux ; Harmonisation des usages
  • TGIRT de mars 2023 : Paysage ; Espèces menacés ; Connectivité

Autres considérants 

  • à chaque TGIRT Commune un point sur le suivi des travaux des comités et un point sur le suivi de la refonte des VOIC
  • Déterminer les VOIC qui peuvent avoir un impact sur la possibilité forestière
  • Rien n’empêche d’adopter un VOIC actif et adaptatif

Table de gestion intégrée des ressources et du territoire de la Gaspésie

MRC Bonaventure
51, rue Notre-Dame  C.P. 310
New Carlisle (Québec) G0C 1Z0
Téléphone: 418 408-0684
Télécopieur : 418 752-6657
Courriel: tgirtgaspesie@mrcbonaventure.com